Près de 282.000 nouveaux chômeurs en 2009 : au-delà des chiffres !

statschomage1Ce n’était pas une surprise même si les médias ont voulu en faire un contenu sensationnel. Les dernières prévisions de l’Unedic annoncées par l’AFP affichaient des prévisions de près de 282.000 nouveaux chômeurs pour l’année 2009, et une destruction nette de 250.000 emplois salariés. Ces chiffres reposent sur une simulation du moins optimiste –jugée par les économistes – d’une croissance économique négative de -1% pour l’année en cours. Des prévisions qui se prolongent dans le même sens en 2010 avec 122.000 nouveaux chômeurs et la destruction nette de 113.000 emplois salariés.
Avec tous ces indicateurs prévisionnels dans le rouge, c’était une évidence que de revenir parler du déficit de l’assurance chômage. Un déficit qu’on espérait fondre ces dernières années et donner encore plus de marge de manœuvre aux services d’indemnisations chômage. En effet, le déficit de l’assurance chômage s’est élevé à la fin de l’année 2008 à près de 4,9 milliards d’euros et s’enfoncerait à près de 5,7 milliards d’euros fin 2010.

C’est quoi au juste les causes de ces chiffres et déficits spectaculaires? Toutes les explications et bien plus encore sont sur le site d’emploi senior.

Nous sommes aujourd’hui en temps de crise économique et ce, comme en témoigne la croissance négative prévue pour l’année 2009 ainsi que la situation assez problématique de notre marché du travail aujourd’hui, et l’heure est plutôt à se serrer les coudes et dédramatiser des chiffres qu’on n’a pas pu corriger en périodes économiques fastes. Tournant nos regard vers nos emploi de nos seniors qui peinent déjà à garder leurs emplois et à en retrouver un autre pour les demandeurs d’emploi parmi eux. Une fois ces temps de crise passaient, on aura les moyens et le temps de corriger ces déficits.

Ramzi BANI

Au-delà du culte de la jeunesse, comment changer la représentation des seniors dans notre société ?

l'emploi des seniors

Plusieurs dizaines d’années ont alimenté le culte de la jeunesse, un argument marketing qui a principalement nourri une société de consommation. Cette tendance sociale a été aussi favorisée par une pyramide démographique assez large à la base, essentiellement portée par des générations de baby boomers. Ce sont ces mêmes générations aujourd’hui qui passent le cap des 50 ans depuis quelques années et créent de nouveau le phénomène des seniors. Ces seniors qui ont fait tourner ces trente dernières années l’économie nationale, se trouvent subitement exclus de l’espace socioprofessionnel. Une exclusion vécue et souvent non prononcée notamment au niveau du marché de l’emploi.

En effet, un ensemble de préjugés entourent les seniors principalement dans l’entreprise et d’une façon générale sur le marché de l’emploi. Moins performants, trop couteux, peu mobiles, moins flexibles et peu dynamiques, les 50 ans et plus sont – aujourd’hui – assez défavorisés sur le marché du travail à cause de ces dernières étiquettes affichées et qui ne reflètent pas souvent la réalité. Première fausse idée, la performance des seniors se ressource de l’expérience qu’ils ont acquis au fil des années. Une performance souvent exceptionnelle, notamment dans les métiers dits non routiniers qui sollicitent une certaine flexibilité mentale. Trop couteux est une autre fausse idée, puisque les seniors ne touchent en moyenne que 5 à 10% de plus que les 25-49 ans.

Pour connaître la marge salariale des + de 50 ans, le taux de chômage de ces derniers et leurs chances de décrocher un poste, rien ne vaut le site d’emploi senior.

Au-delà de cet ensemble de préjugés nourri par le culte de la jeunesse, c’est la représentation qu’ont les seniors d’eux-mêmes qui enfonce encore plus le couteau dans la plaie. A force de préjugés, les seniors souffrent entre autres d’une démotivation professionnelle et une auto-exclusion sociale. Une démotivation qui altère bon nombre d’avantages tels que le savoir faire, la stabilité, la maturité, la capacité d’apprentissage et d’évolution positive. En effet, c’est un schéma de « prophétie auto-réalisante » qui de part une simple prédiction de l’échec génère l’ensemble des conditions de cet échec.

Loin des politiques et des affiches portant des slogans tels que l’emploi des seniors ou encore l’intégration sociale des personnes âgées, remonter la pente pour un senior impose – aujourd’hui – un vrai travail sur soi-même. Un travail qui devrait être facilité par les nombreux cas de réussites des quinquagénaires dans les différents domaines socioprofessionnels. En parallèle, c’est un améliorant la relation jeunes-seniors que le syndrome du culte de la jeunesse pourrait être éradiqué un jour et ce, en laissant les seniors exprimer et transmettre par la même occasion ce qu’ils ont capitalisé pendant plusieurs décennies de vie active.

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