Une lecture Seniors des chiffres du chômage du mois de Février 2009.

polemploiLe nouveau mode de présentation des chiffres de l’emploi et notamment des inscrits au pôle emploi n’a rien changé de la dure réalité que nous vivions depuis plusieurs mois. Le seul avantage au niveau de cette nouvelle méthodologie de classement des inscrits est une meilleure lisibilité des tendances du chômage selon les nouvelles donnes qu’a apporté la crise économique. Les inscrits au pôle emploi sont désormais classés en cinq catégories libellées de A jusqu’à E. La référence demeure la première classe incluant les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. Cette catégorie statistique correspond aux catégories administratives 1, 2 et 3 hors activité réduite.

D’ailleurs, pour plus de détails sur ces chiffres et bien plus encore, rendez-vous sur le site d’ emploi senior. Vous y retrouverez toutes les informations utiles autour de ce sujet.

Sur le plan des chiffres, le mois de Février a ramené une nouvelle vague de 79.900 demandeurs d’emploi additionnels de catégorie A. Une vague qui succède au pic enregistré sur le mois de Janvier 2009, à savoir 90.000 demandeurs d’emploi. Cette nouvelle vague qui s’est déferlée sur le marché de l’emploi a porté le nombre des inscrits, de catégorie A, sur les listes du pôle emploi à 2.384.800 demandeurs d’emploi, soit une variation mensuelle de +3,5% et  +19% en glissement annuel. En variation mensuelle, l’emploi des seniors demeure, relativement, le plus stable avec une perte de 2,3% à 379,5 mille demandeurs d’emploi de catégorie A. Par ailleurs, les moins de 25 ans ont vu leurs listes de catégorie A s’allonger de 5,1% sur le mois de Février et de 32% sur une année glissante.

Par ailleurs, les disparités hommes-femmes subsistent. L’écart le moins perceptible a été enregistré au niveau de la population active des 50 ans et plus, à savoir nos seniors. En effet, les femmes de 50 ans et plus ont marqué une hausse des inscrits au pôle emploi de 1,9%, alors que les hommes ont connu une progression de 2,7% sur le mois de Février 2009, soit un rapport de 1,4 fois contre un rapport national de 1,7 fois. Ce constat ne devrait pas toutefois nous faire oublier les discriminations à l’embauche que rencontrent nos seniors. Une discrimination qui commence au niveau des bureaux de recrutement pour se poursuivre au niveau de nos entreprises dont certaines ignorent encore le potentiel de nos seniors.

Parmi les principales causes des entrées sur le pôle emploi en catégories A, B et C, le licenciement économique a marqué une nouvelle hausse de 3,1% signant ainsi un accroissement annuel de 31,4%. Une cause qui reste de loin l’une des sources de chômage liées à la présente crise économique. En matière de sorties du pôle emploi des catégories A, B et C, les entrées en stages ont été la composante la plus dynamique du marché de l’emploi et ce, en enregistrant une progression de 8,1% sur le mois de Janvier 2009. Un mouvement qui réduit son glissement annuel à 7,3%. Concernant les offres d’ emploi, elles se sont effritées de 0,7% sur le mois de Février totalisant ainsi 221,3 mille offres. Sur une année glissante, les offres d’emploi ont été réduites de 29,1%. Une donne qui handicape plus nos seniors déjà malmenés sur le marché de l’emploi en périodes fastes.

Ramzi BANI

Avec +5.000 chômeurs de 50 ans ou plus sur le mois de décembre, les seniors résistent !

internet-seniorsOn l’a remarqué depuis le mois d’octobre 2008, les seniors résistent en ces temps de crise économique. Sur le mois de décembre 2008, les demandeurs d’emploi de catégorie 1 ont augmenté de 2,2% en variation mensuelle, alors que les 50 ans ou plus n’ont accusé qu’une hausse de 1,5% totalisant à la fin de 2008 un peu plus de 310 mille demandeurs d’emploi. Il y a lieu à noter que le nombre total des demandeurs d’emploi de catégorie 1 s’est élevé à la fin de l’année 2008 à 2 114,3 mille, soit une augmentation de 11,4% par rapport à l’année 2007. De leur côté, les seniors ont défendu leur situation fragile sur le marché de l’emploi en accusant seulement une hausse de 8,8% des demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus sur l’année 2008.

D’ailleurs, pour en savoir plus sur les raisons de cette crise et de l’augmentation du nombre de chômeurs sur le mois de décembre, le site d’ emploi senior porte un éclairage intéressant sur ce problème et bien plus encore.

Une autre lecture, cette fois en distinguant entre hommes et femmes, nous permet de conclure que ces dernières s’en sortent avec le minimum de dégâts. En effet, les demandes d’emploi de catégorie 1 émanant des femmes ont augmenté de 6,4% et ce, contre une hausse de plus de 16,3% pour les hommes. Une distinction par l’âge fait ressortir le même constat. Les femmes de 50 ans ou plus n’ont vu le nombre des demandes d’emploi de catégorie 1 s’accroitre de 6,1% sur une année, alors que les hommes sont passés sur une année de 146,4 à 162,8 mille demandeurs d’emploi, soit une aggravation de +11,1%.

En guise de conclusion et au-delà de ces lectures relativement favorables à l’emploi des seniors, nous devons plus se concentrer sur la manière de procéder afin de remettre la machine en marche. Et quand cela arrivera, il ne faut surtout pas oublier que ce sont nos seniors qui profitent le moins de périodes fastes. En ce sens, est-ce que les projets de relance de l’économie aujourd’hui tiennent comptent des situations de toutes les catégories des personnes actives sur le marché de l’emploi ?

Ramzi BANI

Bilan de Compétences à Mi-carrière : La pièce manquante pour tracer votre carrière!

bcmpAlors que la crise s’abat de son plein poids sur toutes les composantes de notre économie et spécialement le marché de l’emploi, l’heure est certainement aux bonnes résolutions pour certains dont notamment nos seniors déjà fragilisés par une discrimination par l’âge. Il y a lieu à noter qu’en temps de crise ce sont nos jeunes de moins de 25 ans ainsi que nos quinquinas qui se trouvent avec le statut de cible fragile à licencier pour un redimensionnement des effectifs.

Aujourd’hui, les efforts concourent pour que notre économie reprenne sa vivacité le plus rapidement possible en puisant dans toutes ses ressources. Parmi ses ressources les plus engrangées en savoir et savoir-faire et celles qui sont passées par les crises de ces trente dernières années, nos seniors doivent constituer aujourd’hui un repère ainsi que le pilier d’une reprise fortement convoitée.

En ce sens, pour ceux qui ont 50 ans et plus souffrant d’un mauvais positionnement dans leurs entreprises, pour ceux qui s’estiment plus productifs en occupant des fonctions nouvelles répondant plus à ce qu’ils ont capitalisé à travers leurs expériences, pourquoi ne pas opter pour un Bilan de Compétences à Mi-Carrière ?

D’ailleurs, vous pourrez mieux comprendre ce système de Bilan de Compétences à Mi-Carrière dans le site d’emploi senior qui explique simplement et efficacement ce système peu connu de la part des employés.

Le Bilan de Compétence à Mi-Carrière s’adresse principalement aux salariés ayant au moins 20 ans de carrière ou ceux qui ont 45 ans et plus. L’objectif premier du BCMC est de faire le point sur les compétences personnelles et professionnelles afin de tracer un scénario d’évolution de carrière ou pour mieux dire : la seconde partie de carrière.

Le Bilan de Compétences à Mi-Carrière se déroule en trois étapes. La première est dédiée à l’analyse et l’élaboration du déroulement du bilan de compétences. La deuxième étape est consacrée à l’investigation afin que le candidat puisse approcher ses préoccupations de carrière, de compétences personnelles et professionnelles, ainsi que du potentiel d’évolution de carrière. La dernière étape fera office d’un travail de synthèse et d’élaboration d’une conclusion. Cette conclusion servira de support à un projet de carrière à mettre en œuvre. Il y a lieu à noter que ce bilan s’effectue d’une façon individuelle avec l’assistance d’un psychologue de travail. Ce bilan s’effectue en 24h maximum et ce, sur 2 mois environ. Il est financé soit par le Plan de Formation de l’entreprise, soit par l’Organisme Collecteur agrée dans le cadre d’un Congé Bilan de Compétences.

Dans ces temps difficiles, il n’y a pas mieux pour nos seniors que de se prendre en mains et de justifier pleinement leur mérites dans un marché de l’emploi fortement biaisé par les discriminations notamment liées à l’âge.

Ramzi BANI

Des non-dits omniprésents à l’auto-discrimination, comment redonner aux seniors une place au soleil ?

L'emploi des seniors

Quarante ans déjà et pour certains l’heure est aujourd’hui pour changer de nouveau les mentalités et effacer des préjugés. Quarante ans après l’inoubliable Mai 68, les différentes générations des baby-boomers luttent aujourd’hui pour retrouver une place sous le soleil dans le marché du travail. Subissant des non-dits omniprésents, ainsi qu’une certaine auto-discrimination héritée du culte de la jeunesse qu’ils ont d’ailleurs développé pendant ces trente dernières années, les quinquagénaires doivent revoir leurs démarches de replacement sur le marché du travail.

Alors que le vrai critère de sélection sur le marché d’emploi devrait être dans l’absolu le niveau de productivité, et indirectement le niveau de compétence dans l’exercice d’une fonction donnée, les quinquagénaires subissent aujourd’hui une discrimination par l’âge. Une discrimination que si ajoutée à celle liée au genre, à la couleur et à l’origine, produit une des plus importantes sources de gaspillage dans une économie comme celle de la France.

Les dits et encore plus les non dits omniprésents à l’auto-discrimation des seniors côté travail sont expliqués et éclairés sur le site d’emploi senior.

Ceci dit et tout en sachant que les variables de l’environnement ne changent qu’avec l’effort et le temps, les seniors doivent mener aujourd’hui un vrai travail sur eux-mêmes afin d’effacer entre autres le poids de l’auto-discrimination et d’essayer de se mettre en valeurs. Une valeur indiscutable notamment pour les seniors ayant de l’expérience dans des domaines qualifiés ou encore hautement qualifiés.

Pour une démarche classique de recherche d’emploi, un quinquagénaire aura certainement à faire la rédaction d’un cv en réponse à une offre d’emploi seniors. Un CV doit refléter avant tout l’expérience, les compétences acquises, la maturité, le haut degré de responsabilité, et une disponibilité opérationnelle quasi immédiate. A défaut de ce dernier atout, les seniors doivent présenter une certaine prédisposition à évoluer et à revoir leurs trajectoires professionnelles à travers notamment des cycles de formation.

Toujours au niveau d’une démarche classique, le quinquagénaire doit – dans la plus part des cas – présenter une lettre de motivation en réponse à l’offre d’emploi. Une lettre de motivation doit être de préférence manuscrite sauf candidature on-line (via Internet). Au niveau de cet exercice et à l’image de l’effort fourni pour l’élaboration du CV, les seniors doivent mettre l’accent sur des qualités relationnelles et pédagogiques. Des qualités qui peuvent améliorer l’intégration et la transmission des savoir et savoir-faire des seniors, avec et envers les autres générations.

Evidemment, toutes les démarches ne se résument pas au dépôt d’un CV et d’une lettre de motivation, sans pour autant oublier les entretiens d’embauche, mais peuvent aussi être plus fastidieuses, plus longues et exiger encore plus de discipline dans la définition des profils et la façon avec laquelle le senior convaincra son futur employeur.

Description :

Le focus sera braqué – au niveau de ce blog – sur les différents atouts professionnels des seniors.

L'emploi des seniors

Des atouts souvent cachés derrières des stéréotypes biaisés par des représentations sociales et des préjugés envers les seniors dans l’entreprise. Un capital certain en termes d’expérience, de savoir et de savoir-faire, à bien mettre en valeur pendant la phase de recherche d’une offre emploi. Un capital à valoriser aussi pendant la vie active.

D’ailleurs, le site d’emploi senior dévoile et expose tous les atouts de cette tranche d’âge (+de50 ans) et sa position sur le marché de l’emploi.

Par ailleurs, vous pouvez suivre – au niveau de ce blog – l’évolution de la situation des seniors sur le marché de l’emploi. Un suivi des statistiques de l’emploi des 50 ans et plus sera assuré au rythme des publications officielles. Vous trouverez aussi une lecture critique socioprofessionnelle des différentes contraintes qui freinent l’amélioration des taux d’emploi des seniors dans les différentes branches d’activités et régions de France avec des illustrations de cas pilotes en la matière.

Loin des actions gouvernementales et en se positionnant au cœur de la société, comment faire pour relever le défi de l’emploi des seniors ?