La tempête de la crise bat de son plein sur le marché de l’emploi : +90 200 nouveaux demandeurs d’emploi pour le mois de Janvier 2009.

offres d'emploi

Les chiffres de l’emploi pour le mois de Janvier 2009 viennent d’être publiés. Plus de 90 mille nouveaux demandeurs d’emploi de catégorie 1 qui s’ajoutent aux 2,1 millions déjà inscrits sur les listes du pôle emploi. En ce temps de crise économique et au moment où gouvernement, syndicats et patronat peinent à se mettre d’accord sur des mini-solutions de relance économique et d’aides pour redynamiser le marché du travail, les plus démunis s’enfoncent encore. Au même moment, nos jeunes dont certains se « vendent » aux enchères sur le Net et nos seniors qui ont vu leur forum pour l’emploi retardé aux 7 Avril 2009 en raison du mouvement social prévu pour le 19 Mars, se préparent au pire.
Sur l’année 2008, le chômage a augmenté de plus de 218 mille personnes, soit une hausse annuelle de 10,2%, la plus forte depuis 1993. Ajoutons à cela les derniers chiffres du mois de Janvier 2009, le nombre de chômeurs s’élève ainsi à 2,204 millions de personnes. Rappelons que le nouveau pôle d’emploi prévoyait déjà plus de 282 mille nouveaux chômeurs pour l’année en cours, un chiffre qui risque d’être assez optimiste par rapport à la réalité.

D’ailleurs, vous pouvez retrouver les détails de cette crise et son impact sur le marché de l’emploi, sur le site d’emploi senior. On y trouve toutes les informations et les causes relatives à cette crise.
Au banc des accusés – sans grande surprise, les licenciements économiques ont augmenté de 23,5% au cours des trois derniers mois. La fin de contrats à durées déterminées – CDD – et la fin de mission d’intérim sont en hausse respectivement de 7,2 et 7,8% sur la même période. En contre partie, les offres d’emploi senior déposées au pôle emploi ont reculé de 15,8% sur un mois et de 29,3% sur une année glissante, soit par rapport au mois de Janvier 2008.
A l’accoutumer, nous préservons notre intérêt pour la situation de nos quinquagénaires, fragilisés et défavorisés sur le marché de l’emploi. En effet, nos seniors continuent à faire de la résistance face à la crise avec une hausse de 3,9% du nombre des demandeurs d’emploi de catégorie 1, soit la hausse la moins accentuée par rapport aux autres tranches d’âges. Un chiffre qui cache tout de même une disparité par le genre, puisque les Hommes de 50 ans ou plus accusent des statistiques de chômage en hausse de 4,9% contre une hausse modérée des chiffres du chômage des Femmes (+2,7%).

Fin Octobre 2008 : Chômage des seniors : une situation inquiétante !

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Les nouvelles sont mauvaises d’où quelles viennent. Le dernier communiqué du Ministère de l’emploi affiche une augmentation de 2,4% du nombre des chômeurs de catégorie 1 inscrits à l’ ANPE. Une augmentation mensuelle qui porte la hausse du chômage en France à +4,4% sur un an. Depuis le début de l’année, c’est la huitième hausse mensuelle des inscriptions qui porte le nombre des demandeurs d’emploi à 2.004.500 inscrits auprès de l’ANPE. Et dire que c’est juste les premières vagues de la crise financière et économique qui viennent s’abattre sur le marché du travail.

Toutes les causes et les conséquences du chomage des personnes de cette tranche d’âge (plus de 50 ans) sont à consulter sur le site d’emploi senior.

Une segmentation par l’âge laisse apparaître une augmentation de 1,2% du nombre des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans. Evidemment ce chiffre n’intègre pas les 360.000 seniors sans emploi dispensés de la recherche d’emploi. Cependant cette augmentation tempérée du taux de chômage des plus de 50 ans par rapport aux chiffres globaux de l’emploi pour le mois d’Octobre ne doit pas maquer les difficultés de reclassement des seniors. En ce sens, il y a lieu à rappeler qu’un senior a trois fois moins de chance de retrouver un travail qu’un demandeur d’emploi de moins de 45 ans.

Ajoutons à cela les nouvelles donnes de la crise économique actuelle, les plus de 50 ans subiront en plus une offre d’emploi de plus en plus ponctuelle, précaire et axée sur la productivité individuelle que sur des variables telles que la transmission de savoir et de savoir-faire. Ces dernières valeurs ajoutées – généralement atouts des seniors passent aujourd’hui au second plan des préoccupations des entreprises au bord de la faillite.

Pendant ces temps durs, les seniors doivent savoir s’adapter par rapport à un contexte de récession, eux qui ont connu ces trente dernières années d’autres conjonctures aussi difficiles qu’aujourd’hui.

Au-delà du culte de la jeunesse, comment changer la représentation des seniors dans notre société ?

l'emploi des seniors

Plusieurs dizaines d’années ont alimenté le culte de la jeunesse, un argument marketing qui a principalement nourri une société de consommation. Cette tendance sociale a été aussi favorisée par une pyramide démographique assez large à la base, essentiellement portée par des générations de baby boomers. Ce sont ces mêmes générations aujourd’hui qui passent le cap des 50 ans depuis quelques années et créent de nouveau le phénomène des seniors. Ces seniors qui ont fait tourner ces trente dernières années l’économie nationale, se trouvent subitement exclus de l’espace socioprofessionnel. Une exclusion vécue et souvent non prononcée notamment au niveau du marché de l’emploi.

En effet, un ensemble de préjugés entourent les seniors principalement dans l’entreprise et d’une façon générale sur le marché de l’emploi. Moins performants, trop couteux, peu mobiles, moins flexibles et peu dynamiques, les 50 ans et plus sont – aujourd’hui – assez défavorisés sur le marché du travail à cause de ces dernières étiquettes affichées et qui ne reflètent pas souvent la réalité. Première fausse idée, la performance des seniors se ressource de l’expérience qu’ils ont acquis au fil des années. Une performance souvent exceptionnelle, notamment dans les métiers dits non routiniers qui sollicitent une certaine flexibilité mentale. Trop couteux est une autre fausse idée, puisque les seniors ne touchent en moyenne que 5 à 10% de plus que les 25-49 ans.

Pour connaître la marge salariale des + de 50 ans, le taux de chômage de ces derniers et leurs chances de décrocher un poste, rien ne vaut le site d’emploi senior.

Au-delà de cet ensemble de préjugés nourri par le culte de la jeunesse, c’est la représentation qu’ont les seniors d’eux-mêmes qui enfonce encore plus le couteau dans la plaie. A force de préjugés, les seniors souffrent entre autres d’une démotivation professionnelle et une auto-exclusion sociale. Une démotivation qui altère bon nombre d’avantages tels que le savoir faire, la stabilité, la maturité, la capacité d’apprentissage et d’évolution positive. En effet, c’est un schéma de « prophétie auto-réalisante » qui de part une simple prédiction de l’échec génère l’ensemble des conditions de cet échec.

Loin des politiques et des affiches portant des slogans tels que l’emploi des seniors ou encore l’intégration sociale des personnes âgées, remonter la pente pour un senior impose – aujourd’hui – un vrai travail sur soi-même. Un travail qui devrait être facilité par les nombreux cas de réussites des quinquagénaires dans les différents domaines socioprofessionnels. En parallèle, c’est un améliorant la relation jeunes-seniors que le syndrome du culte de la jeunesse pourrait être éradiqué un jour et ce, en laissant les seniors exprimer et transmettre par la même occasion ce qu’ils ont capitalisé pendant plusieurs décennies de vie active.

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